Échelle de Beaufort et catégories d'ouragan
Outil en ligne pour les échelles de force du vent : la table de Beaufort complète, du calme à l'ouragan, avec ce que le vent fait réellement à chaque degré, les catégories Saffir-Simpson, et un champ de vent calculé pour un cyclone tropical — réglez une vitesse, posez l'œil sur la carte, et voyez quel vent atteint chaque ville. Le champ vient du modèle publié de Willoughby et non de cercles tracés autour d'un point.
Comment s'en servir
Faites glisser le vent maximal, la vitesse et la direction de déplacement — ou choisissez l'une des tempêtes réelles avec ses valeurs authentiques.
Cliquez sur la carte. Les contours de catégorie sont recalculés aussitôt et l'on voit quel côté de la tempête est le plus fort.
Cherchez-la ou appuyez sur « Me localiser » : la fiche donne la vitesse du vent, le degré Beaufort et ce que ce vent fait.
Les tableaux du bas convertissent n'importe quelle vitesse en degré et en catégorie, et expliquent en quoi les deux échelles diffèrent.
Voyez ce que fait chaque force de vent et jusqu'où porte un ouragan
1La tempête
2Jusqu'où porte le vent
Les contours colorés sont les frontières de catégorie par vitesse du vent. Ils sont dissymétriques, et ce n'est pas une erreur : un ouragan emporte son propre déplacement, donc du côté où la rotation va dans le sens de la trajectoire — à droite dans l'hémisphère nord — le vent est plus rapide, et la différence entre les deux flancs vaut la vitesse de déplacement de la tempête. Le cercle blanc en tireté est le rayon du vent maximal, c'est-à-dire le mur de l'œil. Les lignes de courant montrent vers où souffle le vent, et pas seulement sa force.
3Le vent chez vous
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Sont comptées les localités de 15 000 habitants et plus (GeoNames). Ce sont des vitesses en terrain dégagé à 10 m : une rafale réelle entre des immeubles ou sur une côte sera différente, et le relief peut la multiplier.
4Une coupe dans l'ouragan
Le vent ne décroît pas depuis le centre : il monte d'un calme presque total dans l'œil jusqu'au mur, et ne commence à tomber qu'ensuite. La décroissance suit deux exponentielles, l'une rapide près du mur et l'autre lente au-dehors ; c'est pourquoi un grand typhon étend un vent de tempête à des centaines de kilomètres au-delà de ce que montre une image de nuages.
5L'échelle de Beaufort, degré par degré
| Degré | Nom | Vitesse, km/h | Ce qui se passe |
|---|---|---|---|
| 0 | Calme | 0–1 | La fumée monte verticalement ; l'eau est un miroir. |
| 1 | Très légère brise | 1–6 | La fumée dérive, la girouette ne tourne pas ; rides sans écume. |
| 2 | Légère brise | 6–12 | Le vent se sent sur le visage, les feuilles bruissent, la girouette s'anime. |
| 3 | Petite brise | 12–20 | Feuilles et brindilles en mouvement constant ; les drapeaux légers se déploient. |
| 4 | Jolie brise | 20–29 | Soulève poussière et papiers ; les petites branches bougent. |
| 5 | Bonne brise | 29–39 | Les petits arbres se balancent ; des moutons se forment sur l'eau. |
| 6 | Vent frais | 39–50 | Les grosses branches bougent, les fils sifflent, un parapluie devient difficile à tenir. |
| 7 | Grand frais | 50–62 | Les arbres entiers s'agitent ; marcher contre le vent demande un vrai effort. |
| 8 | Coup de vent | 62–75 | Des rameaux cassent ; marcher contre le vent devient presque impossible. |
| 9 | Fort coup de vent | 75–88 | Légers dégâts aux bâtiments : tuiles et mitres de cheminée arrachées. |
| 10 | Tempête | 88–103 | Arbres déracinés, dégâts structurels importants. Rare à l'intérieur des terres. |
| 11 | Violente tempête | 103–118 | Dégâts étendus. Très rarement observé à terre. |
| 12 | Ouragan | > 118 | Dégâts dévastateurs. L'échelle de Beaufort s'arrête ici ; celle des ouragans commence. |
L'échelle de Beaufort décrit le vent par CE QU'IL FAIT — elle a été inventée pour qu'un marin sans instrument puisse nommer sa force à l'aspect de la mer. Les bornes valent pour la moyenne sur 10 minutes à 10 m ; les rafales sont environ une fois et demie plus fortes. Le degré 12 est le sommet de l'échelle : elle s'arrête là, et l'échelle des ouragans commence.
6L'échelle Saffir-Simpson : les catégories d'ouragan
| Cat. | Nom | Vitesse, km/h | Ce qui se passe |
|---|---|---|---|
| — | Tempête tropicale | 63–117 | Pas encore un ouragan. Casse des branches, emporte ce qui traîne ; dangereuse par sa pluie et son onde de tempête. |
| 1 | Catégorie 1 | 119–152 | Dégâts à la toiture, au bardage, aux gouttières. Branches cassées, arbres à racines superficielles renversés, lignes électriques à terre. |
| 2 | Catégorie 2 | 154–176 | Dégâts majeurs aux toits et aux façades. Nombreux arbres déracinés, coupures de courant de plusieurs jours à plusieurs semaines. |
| 3 | Catégorie 3 | 178–207 | Dégâts dévastateurs : voliges et pignons arrachés. Eau et électricité peuvent manquer des semaines. |
| 4 | Catégorie 4 | 209–252 | Dégâts catastrophiques : perte de l'essentiel de la toiture et de certains murs extérieurs ; la zone peut rester inhabitable des mois. |
| 5 | Catégorie 5 | > 254 | Dégâts catastrophiques : une forte proportion des maisons est détruite ; la zone reste longtemps inhabitable. |
Les catégories sont définies en nœuds : 64, 83, 96, 113 et 137. Les valeurs familières en km/h en sont des conversions arrondies, si bien qu'un tableau reconstruit à partir de kilomètres ronds déplace les frontières et classe mal une tempête limite. Ici on compte depuis les nœuds. Et l'essentiel : une catégorie ne parle que du VENT. Ce sont surtout l'eau — l'onde de tempête et la pluie — qui tuent, et cela dépend de la forme de la côte et de la profondeur devant elle, pas de la catégorie.
Modèles : champ de vent — Willoughby, Darling & Rahn (2006), coefficients issus de l'implémentation de référence `stormwindmodel` ; relation vent-pression — Atkinson & Holliday (1977) ; passage du vent de gradient au vent de surface — 0,9 sur l'eau et 0,72 sur terre. Villes — GeoNames (CC BY 4.0). L'onde de tempête n'est pas modélisée.